Qu’est-ce que le Saint Graal d’un Super Animateur ?

Un groupe dynamique, engagé, positif et motivé !

La magie de l’animation (et par extension de la formation), c’est cette capacité de dynamiser un groupe.

On commence (souvent) avec un ensemble d’individus qui n’ont pas beaucoup de liens et on en fait « un groupe » avec une identité, des relations, des intérêts communs, des dynamiques internes…etc.

Qu’est-ce qu’une dynamique de groupe positive ?

On parle d’une dynamique positive lorsqu’on retrouve ces quatre attitudes dans notre groupe :

  1. Le groupe est engagé, il s’intéresse aux activités, y participe pleinement et cherche à apprendre, à échanger et à découvrir ;
  2. Les participants sont motivés, ils ont envie d’apprendre, ils sont sainement curieux et passionnés, ils en veulent toujours plus et prennent part aux activités avec plaisir ;
  3. Ça bouge ! Les participants aiment bien participer à des exercices, changer de place, travailler avec des personnes différentes…
  4. Une ambiance collaborative et conciliante : la positivité ! Les participants veillent à maintenir un état d’esprit positif, collaboratif, évitent les conflits inutiles, aident l’animateur et se respectent entre eux.

Pourquoi est-ce important ?

Si ces quatre points, tels que décrit, ne te font pas assez rêver, laisse-moi te donner quelques bonnes raisons sur le « pourquoi » c’est important :

  • Une dynamique de groupe positive facilite le travail de l’animateur : tu auras moins d’efforts à fournir pour animer, mobiliser, expliquer, diriger les activités…etc ;
  • Ça favorise l’apprentissage et le développement des participants : ils apprennent plus de choses, plus vite, mieux…etc ;
  • De belles relations peuvent se créer : certaines amitiés sont nées lors de formations ou d’ateliers ! ;
  • Une expérience humaine positive : qui n’a pas envie de raconter sa formation comme ayant été une très belle expérience enrichissante sur tous les plans ?

Si j’insiste avec toi sur les intérêts de travailler ta dynamique de groupe, c’est parce que justement : ça demande du travail !

Beaucoup d’animateurs sautent toutes les étapes préliminaires qui permettent d’installer une bonne dynamique de groupe.

Et tout au long de l’atelier, ne font pas assez d’efforts pour travailler cet aspect là, concentrant leurs efforts sur les informations à faire passer et sur le déroulement mécanique des exercices.

Ok… teach me Sensei !

Voyons voir ensemble quelques règles de base pour installer une bonne dynamique de groupe, que je vais regrouper sous forme de trois catégories principales.

Catégorie N°1 : se donner le temps de bien préparer l’atelier

Avant de commencer concrètement le programme de l’atelier, il faut « le préparer« . Autrement dit, installer une ambiance conviviale et sereine.

La façon dont on commence un atelier va donner le ton.

La préparation de l’atelier regroupe une série de petites activités qui peuvent prendre de 30 à 60 minutes selon la nature du groupe et la durée de l’atelier.

Si on anime un atelier sur plusieurs jours, il ne faut pas hésiter à prendre une heure, voir une heure trente, pour bien préparer son atelier.

Checklist pour préparer un atelier :

  1. Mettre en place des règles de manière participative : demander aux participants de proposer des règles d’usage à respecter collectivement pour s’assurer que l’atelier se déroule dans les meilleures conditions ;
  2. Recueillir les attentes des participants : que souhaitent-ils apprendre ou vivre comme expérience, pourquoi sont-ils ici ?
  3. Présentation et adoption du programme : il est important de présenter les différentes étapes du programme pour que les participants puissent se situer. Il ne faut pas hésiter à préciser que suite aux attentes exprimées, l’animateur va affiner le programme et le réadapter ;
  4. Brainstorming : je recommande de commencer toujours avec un brainstorming sur la thématique de l’atelier. Ça ne prend pas plus de 10 minutes et ça permet d’ouvrir les esprits, de décongeler les cerveaux et de voir déjà ce que chacun pense sur le sujet.

Un atelier bien préparé facilite son déroulement.

Les règles permettront de mieux gérer les comportements gênants.

Les attentes te permettront de savoir si ton programme va répondre aux besoins…etc.

 

Catégorie N°2 : favoriser les interactions humaines et l’inter-connaissances

Pour qu’il y’ait engagement, solidarité et motivation, il faut que les gens puissent interagir en tant que personnes.

Ton rôle d’animateur est de stimuler, tant que possible, des échanges qui vont au-delà des casquettes que porte chacun.

Si tu animes un ateliers pour les salariés d’une entreprises, c’est l’occasion pour qu’il puissent dialoguer entre eux d’une manière différente de leur quotidien. Il faut les amener à sortir des « réunions », « emails », « notes de service »… et de discuter entre eux en tant que personnes.

Pour cela, quelques pratiques sont de rigueur.

Checklist pour favoriser les interactions personnelles et l’inter-connaissance

  1. Innover dans le tour de table de présentation : en plus des classiques « nom, prénom, fonction », il faut demander aux personnes de se présenter autrement. Parler d’une passion, décrire leur relation avec le thème de l’atelier, se présenter à travers un objet… ;
  2. Animer des exercices de présentation à deux ou à plusieurs : si le temps le permet, il faut proposer des exercices de présentations un peu plus poussés, où les participants se présentent d’abord en sous-groupes ou en binômes, puis se présentent au reste du groupe ;
  3. Multiplier et varier les travaux de groupes : dès que l’opportunité se présente, il faut confier aux participants des missions à réaliser en sous-groupes. Les échanges en comité réduit favorisent l’expression des plus discrets et encouragent les personnes à adhérer à un mini projet collectif. Ceci vient avec la recommandation de créer des groupes différents à chaque fois.
  4. Créer des espaces de partage d’expérience : lorsque chacun partage son expérience personnelle, ça a un double effet. D’abord, ça lui permet de s’exprimer sur un sujet et donc de valoriser un succès ou d’extérioriser une douleur. Ensuite, ça permet aux autres de voir le participant en tant que personne, avec des émotions, un vécu, des valeurs…etc. Il faut donc intégrer dans son programme des moments où les participants échangent sur leurs expériences personnelles du quotidien.

Plus les participants apprennent à se connaître, échangent et interagissent entre eux, plus ils sont à l’aise avec le groupe.

Le rapprochement entre les personnes leur donne envie de s’impliquer davantage et crée un climat « familial » rassurant et stimulant.

Catégorie N°3 : faire partie du groupe

Dans tout ça, il ne faut pas oublier de t’inclure Super Animateur. En tant qu’animateur, tu FAIS partie du groupe, même si tu as un rôle particulier.

Animer vient du latin « Animus » qui signifie Âme. L’animateur doit donc « donner vie » et pour cela, il doit être vivant.

Les conseils précédents doivent donc aussi s’appliquer sur toi.

Voici toutefois une petite checklist pour s’intégrer davantage dans le groupe en tant qu’animateur :

  1. Participer aux exercices : lorsqu’il y’a des exercices types « présentations », « brise-glace » ou « energeizers », il faut y prendre part. Le fait de participer à ces exercices te permettra d’en bénéficier, donc de te détendre, mais aussi de faire partie du groupe à part entière ;
  2. Investir les temps informels : profite des pauses et des temps d’attente pour discuter avec les participants de sujets qui ne sont pas en lien avec l’atelier. Apprend à les connaître et permets leurs de te connaître. Trouve un juste milieu car il faut se rapprocher des personnes sans jouer sa crédibilité ; 
  3. Se présenter avec du storytelling : au début de l’atelier, lorsque tu veux présenter ton parcours, évite de dérouler ton CV et raconte plutôt une histoire. Raconte aux participants ce qui t’a poussé à devenir formateur, ce qui t’a donné envie d’animer sur cette thématique, ce que tu en penses à titre personnel…etc ;
  4. Joue la réciprocité : à chaque fois que tu demandes aux participants de faire quelque chose, pense à ce que tu pourrais « faire en retour ». Par exemple, lorsqu’ils se présentent, ça sera à toi de te présenter. Lorsque tu leurs poses des questions, demande leurs de te poser des questions en retour…etc. La réciprocité permet de briser le paradigme vertical « animateur –> groupe » et installe davantage une relation horizontale.

Et bien sûr, sois toi-même et n’hésite pas à être naturel. Si tu as envie de t’amuser, amuse-toi. Si tu préfères garder tes distances, reste réservé. Veille juste à communiquer en toute transparence sur tes choix.

Plus l’animateur est proche de son groupe, plus ce dernier s’ouvre à l’idée de s’impliquer davantage dans l’atelier.

Et si on résumait ?

Ce sujet mériterait toute une série d’articles, ou un dossier.

Mais j’ai essayé ici de condenser le maximum de conseils et d’astuces pour t’aider à mieux stimuler tes groupes.

Garde en tête les trois astuces dans leur globalité, puis expérimente à chaque fois avec un outil différent :

  • Bien préparer son atelier ;
  • Favoriser les échanges entre personnes et l’inter-connaissance ;
  • Faire partie du groupe.

Ces trois lignes de conduite peuvent beaucoup améliorer la cohésion du groupe et son adhésion au programme de la formation/l’atelier.

D’autres astuces sont disséminées dans mon ebook « Les 10 Supers Pouvoirs du Super Animateur » , n’hésite donc pas à télécharger ta version.

Tu peux aussi recevoir des fiches pratiques d’exercices et activités pour ateliers et formations.

As-tu d’autres astuces ou stratégies que tu appliques toi-même ? Tu peux les partager en commentaires, ou dans le groupe privé des Supers Animateurs.

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1 commentaire

3 exercices de présentations pour personnes coincées - Super Animateurs · mars 25, 2019 à 7:57

[…] En théorie, les exercices à ta disposition ont pour but de créer une ambiance conviviale et de détendre l’atmosphère. […]

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