Que faire du résultat d’un brainstorming ?

Le brainstorming, c’est génial non ?
C’est un outil polyvalent facile à animer mais extrêmement puissant.
Mais une fois le brainstorming effectué, on en fait quoi ?
Beaucoup d’animateurs font appel à cet outil, animent la séance de brainstorming avec brio, puis restent plantés là face à cette grande feuille de papier pleine de mots écrits dans tous les sens…
La feuille les regarde en retour comme une oeuvre de Jackson Pollock. Elle a envie de dire « on fait moins le malin maintenant, hein ? Monsieur/madame « J’anime des beurrèynsteuuurméng » » 
Afin de t’éviter la tête qu’on peut faire face au résultat d’un brainstorming, je t’ai préparé cet article 100% pratique et qui va te permettre d’exploiter cela de trois manière différentes.

Mais d’abord, peux-tu nous rappeler comment on fait le brainstorming ?

On en est encore là ?
Ok, pas de souci. Si ça se trouve, tu n’as peut-être jamais animé un brainstorming ?
C’est quasi enfantin :
  1. Tu prépares une grande feuille de papier ou un tableau blanc
  2. Écris la question ou la thématique :
  • Exemple 1 : on va faire un brainstorming sur « la communication »
  • Exemple 2 : on va faire un brainstorming sur « comment mieux communiquer ? »
  1. Expliquer les règles
  • Toutes les idées sont les bienvenues, il ne faut pas s’auto-censurer
  • Personne ne juge ni commente les idées proposées
  • On écrit tout !
  • Le brainstorming prend fin après une durée limitée ou lorsqu’on a rempli une certaine surface
  1. Recruter un ou deux bénévoles/volontaires pour écrire
  2. Lancer !
Il y a quand même des petites astuces à mettre en place pour la réussite d’un brainstorming et surtout, quelques erreurs à éviter, j’ai même fait une vidéo à ce sujet.

Ok, j’ai fini. Now what ?

Tu as une ou plusieurs feuilles de papier bourrées de mots-clés et d’expressions sur « la communication » ? On attaque la suite.
  1. Lancer un débat ou une discussion

Le brainstorming a pour effet d’ouvrir les esprits
Les participants (à une réunion, un atelier ou une formation) ont tous leur propre champs lexical autour d’une thématique donnée.
Pour certains, la communication rime avec « parler, discuter, interlocuteur… », pour d’autres, ça évoque « médias, visibilité, outils… ». Certains te diront « canal, émetteur, parasites… »
Le fait d’avoir une feuille remplie avec tout ça à la fois, permet d’avoir une vue plus « globale ».
Mais surtout, le fait d’écouter ces différentes interventions, pendant le brainstorming, va faire se poser des questions.
Certains participants vont se dire « que vient faire  »bienveillance » dans la communication !? »
C’est donc l’opportunité idéale pour ouvrir une discussion.

Comment

  1. Une fois le brainstorming terminé, laisser « décanter ». Autrement dit, donner aux participants quelques minutes pour qu’ils se remettent de leurs émotions et qu’ils calment leurs cerveaux en tornade.
Ceci peut se faire formellement : « prenez 3 minutes pour penser à autre chose », ou informellement, en évoquant un sujet en lien avec l’organisation de l’atelier par exemple.
Mon astuce : « je confie à quelques volontaires d’accrocher les feuilles quelque part dans la salle » 
  1. Inviter les participants à « observer » les résultats
  2. Ouvrir la discussion avec quelques questions qui peuvent aider à la prise de parole :
  • Qu’est-ce qui saute aux yeux ?
  • Y a-t-il un élément surprenant ? troublant ? choquant ?
  • Ça vous fait penser à quoi ?
  • Quelles sont les premières conclusions ou prises de conscience que vous avez sur le sujet à cette première lecture ?
  1. Animer la discussion et les échanges comme un débat classique
  1. Identifier les sous-thématiques de l’atelier

Les différents mots clés qui sortent d’un brainstorming reflètent en réalité les différentes facettes du sujet à traiter.
Ainsi, si on regroupe les mots clés par familles, chaque famille est concrètement un « chapitre » de l’atelier.
On peut convertir ces chapitres en « programme » par exemple.
Un brainstorming sur la communication permettra de faire ressortir les chapitres suivants :
  • Schéma de la communication ;
  • Outils de communication ;
  • Règles d’une bonne communication ;
  • Obstacles à la communication ;
  • …Etc.
Si je suis dans un atelier, ça sera les sujets, par exemple, des travaux en sous-groupes.
Dans le cas d’une formation, ça sera les composantes du programme.
Mon astuce : « j’utilise souvent cette méthode pour affiner le programme de la formation. Dès que j’ai les chapitres, je revois mon programme et j’enlève les parties qui ne sont pas ressorties, car très souvent, ça veut dire que les participants ne les considèrent pas comme une préoccupation » 

Comment

  1. Idéalement, effectuer le brainstorming dès le départ sur des post-it, sinon inviter les participants à recopier le contenu sur des post-it et à les coller sur un mur ou une grande table.
  2. Expliquer aux participants qu’ils doivent regrouper les post-ils qui se rapprochent et former des familles ou des sous-groupes de mots-clés.
  3. Si le groupe est trop grand (plus de 15 personnes), l’animateur doit accompagner le processus et modérer les échanges. Sinon, laisser le groupe travailler en autonomie.
  4. Une fois les groupes formés, donner un « nom » à chaque famille.
  5. Faire le lien avec la suite de l’atelier.

 

  1. Lancer des travaux de groupes

Bien sûr que tous les participants aux ateliers ressemblent à ça ! C’est où que t’animes ??

Tout de suite après un brainstorming, on peut répartir les participants en sous-groupes et leur confier une mission à réaliser.

Comment

On peut faire du comparatif ou du complémentaire, voici les deux propositions que j’ai pour toi :

Travaux de groupes comparatifs :

Chaque groupe a pour mission de prendre les résultats du brainstorming et de les utiliser pour produire quelque chose. Par exemple : une définition.

Mon astuce : « lorsque le brainstorming est l’introduction d’un sujet de formation, je demande aux groupes de produire une définition en utilisant 5 mots-clés qui leur semblent importants »

Travaux de groupes complémentaires :

On confie à chaque groupe un contenu différent. Par exemple, on peut diviser les résultats du brainstorming en 4 parties et chaque groupe prend une partie et l’utilise pour produire.

Mon astuce : « j’aime bien diviser la feuille en quatre de manière complètement symétrique et chaque groupe prend un cadran, c’est aléatoire et comme les mots-clés sont éparpillés en général au fur et à mesure, chaque groupe hérite d’une bonne diversité de mots » 

 

D’autres possibilités ?

Bien sûr ! « The possibilities are endless ! »

On peut d’ailleurs combiner ces trois méthodes : commencer par une discussion, demander au groupe de trier les mots-clés en quatre familles, puis confier chaque famille à un sous-groupe pour qu’il produise une définition ou une liste de priorités.

J’ai assisté une fois à un atelier ou les animatrices avaient découpé les mots-clés par groupes alphabétiques « mots commençants par les lettres de A à J, puis de K à S,… » et chaque sous-groupe prenait sa liste de mots et devait écrire une chanson avec !

Une fois qu’on a compris que le brainstorming sert d’abord à ouvrir les esprits et à encourager le dialogue, tous les moyens pour l’utiliser sont bons !

Et toi Super Animateur ? Comment utilises-tu les résultats d’un brainstorming ? Viens partager ton expérience avec nous dans la Ligue des Supers Animateurs.


J’anime des lives ces jours-ci, si tu veux connaître la prochaine date, suis nous sur la page Facebook ou abonne-toi à la newsletter ^^

Catégories : Le Blog

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